Le duel de Pâques : agneau rôti ou mijoté ?

Tous les ans à l’approche de Pâques, le même dilemme s’installe. Rôti ou mijoté ? Bien doré au four ou fondant en cocotte, rôti sous le grill ou mijoté dans sa sauce ? Quand il s’agit de choisir la bonne recette pascale, l’agneau est roi, mais à chaque gourmand sa version !

De l’agneau rôti à Pâques

Le plus traditionnel, c’est lui : l’agneau doit, selon la tradition biblique, être rôti entier au feu. Pour ceux et celles qui préfèrent éviter l’agneau entier rôti à la broche dans le jardin, sa déclinaison moderne est le rôti d’agneau, la plus incontournable des recettes de Pâques classiques. Vous le trouverez décliné en gigot d’agneau au four, en carré d’agneau rôti, en côtelettes d’agneau grillées, en brochettes d’agneau au barbecue… pour ne citer qu’elles.

Ses atouts

L’agneau est une viande tendre au goût délicat dont la cuisson rôtie exhale toutes les saveurs. Pas besoin de recettes compliquées, donc, il est parfait tout juste aromatisé d’ail et de beurre, accompagné d’herbes fraîches et de légumes nouveaux. Sans compter que bon nombre d’invités considèrent l’agneau pascal comme forcément rôti, et risquent de pousser les hauts cris si le gigot de n’est pas au rendez-vous.

Ses faiblesses

Pas toujours facile de réussir la cuisson de son rôti d’agneau, en particulier pour ceux et celles qui préfèrent leur viande rosée… et puisque le rôti exhale les saveurs de l’agneau, ceux qui n’en raffolent pas risquent de grimacer.

De l’agneau mijoté à Pâques

L’agneau mijoté est quant à lui découpé en morceaux, généralement revenu avec de la matière grasse puis mouillé de liquide et assaisonné de différentes saveurs avant une cuisson longue., Aromates, épices, fruits ou légumes, tout est possible pour une recette de Pâques originale ! Il vous faudra choisir parmi toutes les variantes de tajine d’agneau, de curry d’agneau, de ragoût ou de navarin, de souris d’agneau confite ou de colombo d’agneau… entre autres.

Ses atouts

Comme toute recette mijotée, une recette d’agneau cuite dans le jus donne un plat généreux, à la chair délicieusement fondante et à la sauce parfumée. Les nombreux parfums du mijoté, justement, subliment la saveur de la viande tout en la rendant plus facile à apprécier pour les non-amateurs, et ajoutent à la recette une pointe d’originalité. Sans oublier qu’une fois l’assiette finie, les gourmands pourront saucer.

Ses faiblesses

La frontière est fine entre un mijoté équilibré et des saveurs brouillonnes, une viande fondante et une viande qui se délite. Mieux vaut bien choisir la recette pour éviter de noyer le goût de l’agneau pascal, et le bon temps de cuisson pour une consistance optimale.

Agneau de Pâques : le verdict

Quelle recette d’agneau pour qui ? Suivez vos envies et les goûts des invités ! Si vous avez malgré tout du mal à décider, piochez simplement entre traditionnel, décalé… ou les deux.

  • Pour un repas de famille traditionnel, place à l’incontournable rôti d’agneau, de préférence un gigot, juste assaisonné d’ail, d’herbes et pour les puristes, de flageolets. Pour les autres, les pommes de terre sont plus indiquées.
  • Pour un repas de Pâques entre amis ou avec une tribu peu conventionnelle, choisissez plutôt un mijoté aux mille saveurs, version navarin pour faire honneur au printemps et curry pour voyager.
  • Pour les indécis, restent les recettes intermédiaires… Le gigot de sept heures cuit, comme son nom l’indique, sept heures. Résultat, une allure de rôti et une texture aussi fondante qu’en mijoté ! Même principe pour l’épaule d’agneau en papillote, qui peut même cuire au barbecue tout en conservant son moelleux. Quant à l’agneau en croûte, il cuit dans sa gangue pour offrir un juste milieu entre le fondant du mijoté et le croustillant du rôti…