Tout savoir sur

les dates de péremption

Jeter un produit parce qu’il est périmé n’est bon ni pour la planète, ni pour le porte-monnaie… Mais y a -t-il un risque à dépasser la date de péremption ? Pour limiter le gaspillage sans danger pour la santé, découvrez les principes-clés et les limites à ne pas dépasser !

Quelle différence entre DLC, DLUO et DDM ?

 La règle : en cas de doute, on reste souple avec une DDM indiquant « de préférence » avant la date, mais on respecte les DLC.

  • DLC: il s’agit de la Date limite de consommation, indiquée par « à consommer avant le… ». Pas question de plaisanter avec elle, puisqu’elle s’applique aux produits périssables susceptibles de représenter un risque pour la santé si la date est dépassée. Elle est calculée après des tests en laboratoire pour chaque produit : deux rillettes de marques différentes n’auront donc pas les mêmes durées de conservation, tout dépend de leur composition. Vérifiez systématiquement !
  • DDM: la Date de durabilité maximale a remplacé l’ancienne DLUO, ou Date limite d’utilisation optimale. Elle est identifiée par « à consommer de préférence avant… » et concerne les aliments sans risque pour la santé si la date est dépassée. Huile, vinaigre, riz, sucre, pâtes, miel, épices : s’ils peuvent perdre tout intérêt gustatif et nutritionnel, ils ne présentent aucun danger pour autant.
  • DCR : la Date de consommation recommandée est réservée aux œufs. En théorie, elle doit être respectée, mais une vérification au cas par cas est plus fiable que la date elle-même.

Jusqu’à quand consommer des œufs ?

La règle : on vérifie

Les œufs sont l’une des causes principales d’infection alimentaire d’origine bactérienne. Ils doivent en principe être consommés dans les 28 jours suivant la ponte. Des œufs dont la DCR est dépassée peuvent pourtant rester consommables, alors que d’autres ne devraient plus l’être avant : une coquille endommagée, quelle que soit l’âge de l’œuf, peut suffire à le contaminer.

La bonne méthode ? Contrôlez systématiquement la fraîcheur des œufs avec une méthode simple : plongez-les œufs dans un récipient d’eau froide. Ceux qui flottent sont à jeter, ceux qui coulent sont les plus frais, ceux qui remontent légèrement sans flotter sont à consommer cuits uniquement.

Jusqu’à quand consommer les viandes et charcuteries ?

La règle : on respecte

Extrêmement sensibles, les viandes et charcuteries réclament une prudence particulière. Respectez scrupuleusement les DLC indiquées sur les produits sous vide, puis une fois l’emballage ouvert, consommez le produit dans les deux jours. Si vous choisissez des viandes à la coupe, consommez-les dans la journée. Comptez 24 h pour la charcuterie, jusqu’à 3 jours au réfrigérateur pour du jambon cuit. L’exception qui confirme la règle ? Les saucissons secs, qui peuvent perdre tout intérêt gustatif sans présenter de risque sanitaire après plusieurs mois.

Jusqu’à quand consommer des produits laitiers ?

La règle : on respecte, sauf pour les yaourts

En règle générale, suivez la date limite de consommation, plus ou moins longue selon le traitement du produit : un laitage stérilisé non-ouvert peut se conserver plusieurs mois. Toute brique, bouteille ou pot ouvert, en revanche, doit impérativement être utilisé dans les trois jours, et uniquement après avoir été goûté ! Les fromages, quant à eux, peuvent être conservés des semaines voire des mois sans risques pour certaines pâtes dures. D’autres, comme les fromages frais, artisanaux ou au lait cru, réclament une grande prudence. Dans le doute, respectez la date.

Seule exception, les yaourts peuvent être consommés jusqu’à trois semaines après leur date de péremption sans danger, à condition d’avoir été conservés correctement au frais. Au pire, vous constaterez une saveur légèrement plus acide, mais sans danger pour la santé.

Jusqu’à quand consommer les produits de la mer ?

La règle : on respecte

Le délai de sécurité dépend du produit, du fabricant et des ingrédients, mais doit absolument être respecté. Si vous ouvrez un pot de rillettes de la mer, consommez-le dans les deux jours ! Vous avez acheté du poisson frais ? Cuisinez-le dans la journée ou congelez-le sans attendre. Si vous souhaitez le consommer cru, congelez-le dans tous les cas 24 h au préalable pour éradiquer certaines bactéries dangereuses : en bonus, il se découpera plus facilement.

Les signes qui alertent

Certains signes ne sont jamais à prendre à la légère dans le cas des produits frais. Si vous les repérez, jetez sans hésiter les aliments concernés.

  • Des emballages plastique gonflés ou couvercles de conserves bombés: ils indiquent généralement la présence de germes ou de bactéries.
  • Des traces de moisissures: fromage excepté, elles peuvent se révéler dangereuses, en particulier sur des produits comme le pain, les jus, les soupes…
  • Une odeur désagréable à l’ouverture: toute odeur suspecte peut révéler la présence de salmonelles. Le jeu n’en vaut pas la chandelle. 
  • Un aspect gluant anormal: là encore, il peut indiquer la présence de salmonelles.

Le cas de la congélation

Vous pensiez sauver un produit périmé en le congelant illico ? Malheureusement, non. Si la congélation stoppe effectivement le développement des bactéries, elle ne les tue pas toutes, mais les endort. La prolifération reprend donc sitôt le produit décongelé. Si vous congelez du saumon deux jours avant sa date limite de consommation, vous disposerez donc de deux jours après décongélation pour le consommer. Une date à noter sur le sachet congélation !

Vous aimerez aussi